mardi 22 janvier 2008

L'histoire de la jarretière.

Source : www.epik-art.com.

C’est en Grèce antique que l’on voit apparaître la jarretière. Les femmes la glissaient sous leur tunique afin d’exercer un pouvoir de séduction sur la gente masculine. Elle était uniquement un accessoire de charme, en soie et assorti d’un petit bijou, puisque les grecques n’en avaient alors nullement besoin pour tenir des bas qui à l’époque n’existaient pas encore…

Au Moyen âge, la jarretière revient plus épurée. Mixte, elle servait à serrer les chaussettes des hommes et les bas des femmes au dessus du genou ou, plus tard, de la cuisse. En cuir et dépourvue de fantaisie, elle était essentiellement utilitaire.

C’est à la Renaissance qu’elle se pare de divers ornements (bijoux, dentelle, etc.) et jouit, en plus de sa vocation pratique, d’une connotation érotique.

Puis les hommes la délaissent au profit du pantalon, suivis peu après des dames lors de l’apparition du collant.

Mais la jarretière n’a pas disparu pour autant.

Désormais classée parmi les traditions, c’est à l’occasion d’un mariage qu’elle s’expose à la vue des heureux invités mettant aux enchères la jarretière de la mariée qui se doit de dévoiler ainsi davantage ses jambes. Le garçon d’honneur a ensuite pour devoir d’aller détacher avec ses dents la jarretière de la jeune épousée.

Affriolante et insolente, raffinée et élégante, la jarretière a la vie longue, car pratique ou érotique, elle est, sans nul doute, l’apanage fantasmatique féminin par excellence.

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