jeudi 7 février 2008

Sexe et drogues : l’interdiction du poppers.

576b80c80f7e2422df31de81849aa0cd.jpgUn décret vient d' interdire «la fabrication, l'importation, l'exportation, la mise en vente et la distribution des produits contenant des nitrites d'alkyle». Dont le fameux poppers, un vasodilatateur à inhaler, vendu dans certains milieux de la nuit ou des lieux d’expression sexuelle. Depuis 1990, des produits à base de nitrites de butyle et de pentyle furent interdits. FCC, l’unique fabriquant français a rappelé les produits encore en vente. Gageons que certains continueront de s’en procurer sur internet, comme c’est déjà le cas pour d’autres aphrodisiaques illicites.

L'Observatoire français des drogues et des toxicomanies
révèle que les poppers sont la substance la plus consommée desadcafab56701e4fc79ac2a5b4a7c82ec.jpg drogues illicites après le cannabis: 6% des hommes l'ont utilisé au moins une fois dans leur vie, contre 2,2% des femmes. Un homme est décédé le 17 juin, dans le sous-sol du « Dépôt », un sex-club gay ( dans les sous-sols, en général, se retrouvent dans les backrooms des amateurs de rapports sexuels en public). Il aurait pris du Viagra et inhalé du poppers. Ce qui a provoqué une hypertension artérielle responsable d’un arrêt cardiaque.

A la suite du vol dans un laboratoire du groupe Bayer en Allemagne, de Vardenafil, pilule contre l'impuissance, l'AFP indiquait déjà que selon le Dr Porst, responsable des tests, le médicament peut être dangereux .
3401d969a293d916e9b40e02157e67b2.jpg « Si la pilule est prise en même temps que des poppers ou de l'ecstasy, elle peut conduire à un arrêt subit du cœur »

Le décret n°2007-1636 du 20 novembre 2007 a donc établi une mesure d’interdiction de tous les poppers ; le champ d’application du décret n°90-274 du 28 mars 1990 (abrogé) se limitait aux deux principales formes. L’infraction à cette réglementation, mise en évidence lors de contrôles, est passible de sanctions pénales (contravention de cinquième classe et saisie-confiscation).

L’enquête menée par La Mutuelle Des Etudiants (LMDE) en 2006 révèle que : «21,8% des étudiants fumaientf968fcbe9aed55f71c68256f165e6f89.jpg régulièrement en 2005 contre 31,8% en 2002. Le quotidien « Le Parisien » qui rapportait l’étude, estime que « le seul bémol » tient à ce qu’un fumeur sur deux commence à fumer au cours de ses études. D’après le Parisien, 47% des garçons ont expérimenté le cannabis mais ils « ne s’aventurent guère au-delà », l’autre drogue la plus consommée étant le poppers « (7% en ont pris au moins une fois).

4695f9e3ced22369cd5ad44998d37584.jpgMal être étudiant ? le Parisien précisait que plus d’un étudiant sur dix déclare s’enivrer parce qu’il est déprimé…

Déjà une étude avait inquiété. Le Figaro titrait « la consommation de cannabis augmente chez les jeunes ». Le journal indiquait que les « nouveaux chiffres » émanaient de l'étude Escapad, « dernière enquête sur la santé et les consommations lors de l'appel de préparation à la défense (...) publiée par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies ». « La consommation de cannabis chez les jeunes de 17 ans a plus que doublé en dix ans, propulsant la France en tête des pays européens ». Ainsi 54,6%d2a038005344008161b73c0be955f52b.jpg des garçons et 17,7% des filles de 17 ans déclaraient en 2002 avoir expérimenté le cannabis, alors qu'ils étaient respectivement 24,7% et 6,7% à l'avoir fait en 1993. En ce qui concerne l'usage répété, l'an dernier 28% des garçons et 14,4% des filles de 17 ans déclaraient être des consommateurs réguliers alors qu'ils étaient respectivement 9,7% et 4,2% à l'avoir déclaré en 1993. Le journal qui fait état du « même constat préoccupant du côté des drogues dures » 549e12c72d70a772dbba3d6153a9e319.jpgsouligne que l'an dernier « 5,2% des jeunes de 17 ans déclaraient avoir expérimenté des produits sous forme de poudre (kétamine, speed...contre 4,1% il y a trois ans ». La consommation d'ecstasy concernant pour sa part 3,9% de ces jeunes contre 2,9% il y a trois ans et la consommation de poppers et d' amphétamines ayant doublé par rapport à 2000 (4% de consommateurs de 17 ans ).

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